Claire Scofield
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Claire Scofield

J’aime voir la structure des choses, ce qui construit une forme, et j’aime le bois, son graphisme. C’est pourquoi j’ai entrepris de peindre les épaves des cimetières de bateaux. C’était une tradition bretonne de laisser un bateau échoué après sa «carrière»: c’est le temps et la mer qui procèdent à son recyclage. au delà du thème évident inhérent au sujet du bateau abandonné : de ce qu’il a été et de l’oubli auquel il est destiné, un autre motif de «vanité» de «memento mori», ce choix est aussi très symbolique pour moi. y-a-t-il un hasard? En effectuant ma recherche Internet par image pour trouver ma route vers les cimetières de bateaux, j’ai cliqué sur une photo que je trouvais belle.

Le lien de cette photo m’a mené directement sur l’article «Cimetière de bateaux à audierne». surprise : audierne est précisément mon nom de jeune fille. J’ai abandonné mon nom patronymique pour commencer exclusivement ma carrière d’artiste.

J’ai enterré mon ancienne vie professionnelle avec mon nom de naissance. À cet égard c’est parfois en cherchant l’oubli que la mémoire surgit.

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